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aSH
UNE PIÈCE
D'AURÉLIEN BORY 
POUR SHANTALA
SHIVALINGAPPA

« La danse de Shantala ressemble à un kolam, dessin de farine fait à même le sol le matin puis détruit par le vent pendant la journée et refait le lendemain. Dans les gestes mille fois répétés de son Kuchipudi, une géométrie s’est inscrite dans son corps. Cercles, points, symétries, spirales, fractale, sa danse me semble être une représentation de la structure même du monde.»
- Aurélien Bory, Directeur aristique

© Aglaé Bory

 

« Le spectateur gardera longtemps ancré en lui le choc splendide de ce à quoi il vient d’assister. »
- Le Figaro

J'ai rencontré Shantala Shivalingappa en 2008, dans les couloirs d’un théâtre à Düsseldorf, invité par Pina Bausch. C'était le dernier festival Drei wochen mit Pina. Shantala dansait dans Nefes. C’est là qu’elle a vu Plus ou moins l'infini. Il s'est passé dans ce lieu une forte convergence, qui me paraît presque irréelle tant elle a réuni d’éléments significatifs dans mon travail et celui de Shantala.

 

aSH est le dernier opus de la trilogie des portraits de femme, dix ans après l'avoir initiée en 2008 avec Questcequetudeviens? et poursuivie en 2012 avec Plexus. Dans cette trilogie, je prends comme point de départ, non pas l'espace qui est ma question au théâtre, mais une femme, une personne qui a son histoire, un être vivant qui se déploie par la danse.

 

Dans Shantala Shivalingappa, il y a Shiva, dieu de la danse. Shiva possède d'après les textes plus de mille noms. Il est un dieu créateur et destructeur. Seigneur des lieux de crémations, il se recouvre le corps de cendres. Shantala Shivalingappa a construit sa danse sur la figure de ce dieu, dont la vibration rythme la manifestation du monde.

 

J'ai demandé à Shantala si elle voulait faire l'expérience de la cendre. La cendre n'est pas uniquement le résidu solide d'une combustion parfaite, elle est ici un processus. Elle s'inscrit dans un cycle de mort et de naissance qui part du vide, commencement de toute forme au théâtre et tend vers une forme éphémère puis disparaît. La danse de Shantala ressemble à un kolam, dessin de farine fait à même le sol le matin puis détruit par le vent pendant la journée et refait le lendemain. Dans les gestes mille fois répétés de son Kuchipudi, une géométrie s’est inscrite dans son corps. Cercles, points, symétries, spirales, fractale, sa danse me semble être une représentation de la structure même du monde.

 

Dans « Shantala Shivalingappa », l’enchaînement des syllabes est déjà en soi une danse. Pour aSH, titre composé des finales et des initiales de son nom, j’aimerais que l’espace entier soit un rythme. J’aimerais que l’espace se manifeste d’abord comme une vibration, que le percussionniste Loïc Shild, reprenne, transforme et prolonge à l’infini. La danse de Shantala est faite de son parcours entre l'Inde et l'Europe, entre le Kuchipudi et Pina Bausch, entre Shiva et Dionysos, dieu du théâtre dont d'aucuns disent qu'ils sont issus d'un seul et même dieu. Shantala n'a de cesse réaliser des allers-retours entre Madras où elle est née et Paris où elle vit. Sa danse effectue un balancier perpétuel, à l’image de notre rencontre, quelque part entre mystique hindoue et physique quantique. 

Aurélien Bory - Novembre 2018

PRODUCTION  Compagnie 111 – Aurélien Bory

CO-PRODUCTION (en cours)  ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, Festival Montpellier Danse 2018, Agora – PNAC Boulazac-Nouvelle-Aquitaine, La Scala – Paris, L’Onde Théâtre Centre d’Art de Vélizy-Villacoublay. Avec la participation artistique de l'ENSATT-Lyon.

CONCEPTION, SCÉNOGRAPHIE ET MISE EN SCÈNE  Aurélien Bory

CHORÉGRAPHIE  Shantala Shivalingappa
avec Shantala Shivalingappa

PERCUSSIONS  Loïc Schild

COLLABORATION ARTISTIQUE  Taïcyr Fadel

CRÉATION LUMIÈRE  Arno Veyrat

COMPOSITION MUSICALE  Joan Cambon

« Mêlant avec habileté leurs univers, chorégraphe et interprète invitent à un voyage permanent entre culture ancestrale et technologie innovante, entre feu et glace, entre occident et orient. »

Olivier Frégaville-Gratian d'Amore, MEDIAPART

DURÉE : 60 minutes

ÉQUIPE : 1 danseuse, 1 directeur artistique, 1 musicien,
3 techniciens, 1 directeur de production

MONTAGE :  Une journée avant la résentation

AIRE DE JEU :  Largeur 46' min. mur à mur / Profondeur 32.8' min. / Hauteur 24.6' min. sous le grill (14m x 10m x 7.5m )

Ouverture au cadre de scène 32.8' min. (10m)

Hauteur au cadre de scène : 19.7' min. (6m)

Les régies son et lumière sont impérativement en salle 

MÉDIATION CULTURELLE : 2 films sont disponibles pour vos audiences.

PROCHAINES
REP
RÉSENTATIONS

2019

ROME (ITALIE)

13-15 Novembre - Festival RomaEuropa, Auditorium Parco della Musica

MEYLAN (FRANCE)

26-27 Novembre - Hexagone, Scène nationale

MEYRIN (SWISSE) 

30 Novembre - Théâtre Forum Meyrin, Genève

TOULOUSE (FRANCE)

4-14 Décembre (à l'exception des lundis 9 et 16) - ThéâtredelaCité, CDN Toulouse, Occitanie

2020

CAVAILLON (FRANCE)
14 Janvier - La Garance, Scène nationale

PORTO (PORTUGAL)

18-19 Janvier - Teatro Rivoli

CHARLEROI (BELGIQUE)

31 Janvier au 1er Février - Charleroi Danses, Les Écuries

VÉLIZY-VILLACOUBLAY (FRANCE)

4-5 Février - L’Onde Théâtre, Centre d’Art

CALAIS (FRANCE)

8 Février - Le Channel, Scène nationale, La Halle

NANTES (FRANCE)

12-13 Février - Le Grand T, Théâtre de Loire-Atlantique

LYON (FRANCE)

19-20 Février - La Maison de la Danse

ALÈS (FRANCE)

25 Février - Le Cratère, Scène nationale

IBOS (FRANCE)

28 Février - Le Parvis, Tarbes Pyrénées, Scène nationale

BELGRADE (SERBIE)

22 Mars - Belgrade Dance Festival, Atelje 212

BUDAPESTE (HONGRIE)

27-28 Mars - Le Trafó

DUBLIN (IRELANDE)

22-23 Mai - Dublin Dance Festival, Abbey Theatre